Oui, lecteurs, sachez que pour la médecine, je reste un mystère.
Nan, bon ok, j’exagère, mais quand même laissez moi vous raconter l’épopée de Camille qui a un problème de santé.
Je me lève (et je te bouscule …) samedi matin, avec quelques douleurs qui me semblent dentaires du côté droit. Je garde ma souffrance pour moi, pensant que c’est une carie et que vraiment il faudrait que j’aille voir un dentiste. Le soir, je suis chez ma chichinette et mon chimon, là je commence à bien douiller, mais je n’ai rien dit, persuadée toujours d’avoir une carie, et je me disais “bien fait pour toi, t’avais qu’à te faire soigner avant”.
Dimanche matin, la douleur est toujours là, mais je fais front, avec plus ou moins de courage. Je rejoins mon parmesan (il se reconnaitra), et nous nous baladons hétéroclites dans la rue. Il m’a regardé et m’a dit à plusieurs reprises que “c’est marrant t’es toute blanche sauf tes joues qui sont roses”. Ha ouais c’est trop marrant, j’en ai mal au bide tellement je rigole. Tout d’un coup, alors que nous venions de manger, je lui demande de s’arrêter, me sentant pas bien, ayant des vertiges et les oreilles qui sonnent. Et tout jours une douleur lancinante, déchirante même. Une irrépressible envie de fondre en larmes me tenaillait mais j’ai réussi à me retenir jusqu’à chez moi, où ma mère, gentiment, m’a proposé un thé à la réglisse. En me servant le dit thé, le couvercle de la théière est tombé dans mon bol. J’ai eu tellement peur que j’ai pleuré.
Lundi matin, j’annonce à mon stage que je ne viens pas la douleur étant trop forte. Je vais chez un dentiste en urgence. Et là, surprise, mes dents sont parfaitement saines. Pas une carie, pas un abcès, rien, que dalle, nada. Je me suis remise à pleurer (je vous dis je suis sur les nerfs). Il me conseille alors d’aller voir un ORL, parce que j’ai peut être une sinusite. Je rentre chez moi, appelle ma mère, pleure encore un bon coup, et j’appelle un ORL qui peut me prendre le lendemain matin. Chouette me dis-je, je vais aller mieux.
Chez l’ORL, j’ai attendu une heure et demi. Je n’ai trouvé qu’une manière de soulager mes douleurs (et encore, soulager est un bien grand mot, on va dire estomper), c’est de boire une gorgée d’eau. Résultat, j’ai été trois fois aux toilettes en une heure et demi, et bu un litre d’eau. L’ORL m’examine, me dit qu’il va soigner ma sinusite mais pour plus de détails, il fallait que je fasse un scanner des sinus. Ca tombait bien, c’était mon projet de l’après midi, il fallait que je me fasse un scanner du genou. Avec un peu de chance je pouvais faire d’une pierre deux coups. Bien sûr, quand j’ai entendu scanner des sinus, j’ai encore pleuré.
J’ai donc eu de la chance et eu la possibilité de faire mes deux scanners en même temps. Celui du genou commençait par une arthro, et une fois allongée, seule dans la salle de radiologie, ma douleur dans la mâchoire est revenue, en pic très très intense, limite insupportable. Je me suis donc mise … oui, oui, à pleurer. Et à trembler, à commencer une crise de spasmophilie. J’ai fini par me calmer, juste au moment où le radiologue vient pour m’injecter un produit dans le genou. Sauf que lui et la douceur, c’était incompatible, il l’a joué à la bourrin, j’ai eu super mal, et je me suis remise à pleurer, encore, et ma crise s’est relancée. Il m’a regardé tout étonné “ben je vous ai fait mal”. Non non, j’adore pleurer et trembler, c’est ma passion. Heureusement, j’ai réussi à me calmer une nouvelle fois. Ils me font mes examens, et j’attends les résultats avec anxiété.
Résultats : au niveau du genou, j’ai une anomalie des cartilages, rien de grave, cela se soigne avec un peu de kiné. Au niveau des sinus … ben rien, que dalle. Le médecin a fini par me lancer sur une autre piste, après m’avoir posé quelques questions sur mes douleurs. LA NEVRALGIE (une musique de suspens serait la bienvenue).
Alors pour les ignorants, voici ce qu’est une névralgie :
La névralgie faciale essentielle (sans cause connue)
C’est une atteinte du nerf de la sensibilité de la face (nerf trijumeau).
Ce nerf est divisé en trois branches : une pour le territoire supérieur (front), une pour le territoire maxillaire supérieur (région du nez) et une pour le territoire maxillaire inférieur (mâchoire).
Elle touche plutôt l’adulte. Elle est en général discontinue et se traduit par des accès douloureux répétés durant quelques secondes à quelques minutes, de très grande intensité, perçus comme des décharges électriques, des coups de couteau, un arrachement ou un broiement, au niveau d’un des trois territoires sus-cités du visage.
Entre ces paroxysmes douloureux, le malade ne souffre pas et il n’y a aucun trouble séquellaire de la sensibilité du visage. Cette période d’accalmie totale est plus ou moins longue.
Les paroxysmes peuvent être spontanés ou plus souvent déclenchés par un mouvement (mastication, parole) ou par l’attouchement d’une zone très localisée (appelée zone gâchette ou trigger zone).
Les douleurs sont extrêmement intenses, parfois insupportables.
(source doctissimo)
Cette fois ci, effectivement, les symptômes correspondent parfaitement. Alors je vais voir mon médecin traitant, chose que j’aurais du faire depuis le début, pour le supplier de me donner un traitement qui me soulage rapidement. Parce que sur l’échelle de douleur, très sincèrement, lors des paroxysmes, cela devient aussi intense que lorsque j’ai eu le déclenchement de mes hernies discales.
Voilà donc, en seulement trois jours ce qui arrive dans la vie de Camille, et surtout la preuve que je suis un mystère pour la science, personne n’arrive jamais à trouver ce que j’ai du premier coup, il faut que je fasse tout un tas d’autres examens avant d’être fixée.
Fuck.
Bah encore ne te plaint pas trop.. On finit par trouver ce que tu as au bout d’un moment, c’est pas le cas pour tout le monde :p
Plus sérieusement courage ma Camille ! J’espère que ça va aller quand même !!!!
Mais du coup avec le traitement, plus aucun problème, ou ça reste quand même ?
Bisou !!
Euh n’empêche note que tu t’es moquée, mais à la fréquence de mes commentaires, tu vois bien que je passe tous les jours :p
Bon, nan finalement, c’est pas une névralgie, en fait personne ne sait trop ce que c’est. Peut être une inflammation au niveau de la mâchoire (faudra m’expliquer comment j’ai attrapé ça !!.
Du coup, c’est bon, je peux commencer vraiment un traitement, codéine, anti inflammatoire, lysanxia, et antibiotique. Yeah.
Euh… J’émets un avis sur le comment on peut avoir une inflammation de la mâchoire ou je m’abstiens ? lol
Abstiens toi je pense que c’est plus décent …
Et du coup ca va mieux ?
Oui, oui ça va beaucoup mieux, et je sais ENFIN ce qui s’est passé.
Il y a 7 ans, j’ai été chez le dentiste pour me faire soigner deux petites caries. Une de mes dents fut rebouchée avec un pansement.
Vendredi, je vais chez le dentiste, ayant toujours une douleur forte au niveau des dents (mes douleurs à la mâchoire c’étaient quand même bien atténuées). Elle me demande d’abord un historique de mes derniers traitements médicaux, et m’explique que la prise d’anti inflammatoires sans antibiotiques peut déclencher les douleurs d’un problème dentaire qui couvait. Ensuite, elle me fait un panoramique de la mâchoire, puis cherche laquelle de mes dents me fait mal en me les tapotant une par une. Elle la trouve, et fait une radio plus précise de la dent. De là, une phrase “Hum, ok. Je vais vous faire une anesthésie”.
Moi je suis une fille curieuse, et je lui demande “mais sinon, qu’est ce qui se passe”.
Elle m’explique que j’ai une carie intérieure, provoquée par le pansement fait 7 ans auparavant, et que ma dent est tout simplement en train de nécroser de l’intérieur. Elle me rajoute qu’elle ne pourra pas me soigner sans anesthésie, je ne le supporterais pas au niveau de la douleur.
Si je résume, j’ai eu des douleurs atroces pendant une semaine, à cause d’un anti inflammatoire, que j’ai pris pour soigner mon genou, qui a déclenché une inflammation causée par un pansement dentaire effectué 7 ans auparavant et qui nécrosait ma dent …
D’autres questions ?
Hahaha, tu ne feras jamais pire que moi chez le dentiste
Je te comprends, ca donne envie de s’arracher la machoire avec un cric !
Violent l’image de s’arracher la mâchoire avec un cric…