La musique, de nos jours, ce n’est plus ce que c’était.
Deux albums que j’attendais vraiment avec impatience sont sortis. Celui de Linkin Park, et celui de Serj Tankian.
Petite pause pour les incultes, qui se sont posés la question “heu, ouais mais c’est qui Serj Tanchépaskoilà ?? “. Alors, déjà, c’est Serj Tankian, merci de retenir le nom, c’est pas compliqué. Un T, un A, un N, un K, un I, un A et un N. Bon, on va faire dans le résumé. Serj est le chanteur de feu le groupe System of a Down (un groupe de néo métal qui a révolutionné le milieu). une fois le groupe séparé, Serj a sorti un premier album perso, “Elect the Dead”, ma foi fort réussi. Il l’a ensuite adapté en public en symphonique, une très belle idée, avec un résultat prenant qui donne plein de frissons.
Bon, on va commencer par le groupe le plus connu, parce que je vous sens dubitatifs sur Serj. Donc Linkin Park, est il encore utile de présenter le groupe ? Oui ? *pfff, sont lourds là*. Bon, on fait dans le rapide, c’est un groupe qui existe depuis 1996. Fait assez peu courant pour un groupe de rock, ils sont nombreux. Alors que la moyenne se situe à 4 habituellement, eux, ils sont 6 (remarquez, the nightingales ils sont 6 aussi, mais c’est pas trop le même délire … mais je m’égare). Bref, ils ont sorti un premier album “hybrid theory”, avec l’inoubliable “in the end” THE tube. L’originalité du groupe est qu’ils mélangent des sons électros, du hip hop et du bon gros métal. Et ça passe tout seul. Leur deuxième album “Meteora” fait un carton, avec l’indémodable Numb, qui a été remixé par Jay-Z. S’ensuit une période où ils retravaillent leur premier album, pour sortir “reanimation”, une sorte de version 2.0 de Hybrid theroy. Le dernier album, minutes to midnight, en date s’est plutôt bien vendu, même si beaucoup reprochait à l’album d’avoir perdu son originalité. Pourtant je suis sûre que tout le monde ici connait “Whaaaaaat IIIII’ve goooooooooone” …
Bref, Linkin Park a décidé de sortir un nouvel album. Oh my god, que je me suis dit, parce que bon, quand même Linkin Park quoi. A thousand suns sur mon ordinateur, je lance la première chanson. Ha, mais elle ne dure que 2 minutes, et ils chantent pas. Bon, c’est l’intro. On passe. Ha ben la deuxième aussi dure pas longtemps, 57 secondes. Encore une intro ? Ouais bon, ok. Troisième chanson. AAAAh, 4m13s, je me dis c’est la bonne là, je vais kiffer. Et donc j’attends. 1m50s, j’attends toujours. Je ne sais pas ce que j’attends, peut être que ce soit bien ? Bon, allez bénéfice du doute. Ha ouais, au bout de 2m40, il se passe quelque chose. Quelque chose qui ne ressemble pas à Linkin Park, mais bon, on va pas chipoter, on s’ennuie un peu moins. Allez je suis une ouf, je clique sur la quatrième chanson. Tiens, elle dure 18s celle là. C’est cool, sur 15 chansons, j’en ai déjà trois qui servent à rien (oui je suis gentille, je vais dire que celle qui dure 4 minutes, elle sert à quelque chose). Bref, 5ème chanson. Rythme sympa. Un flow de rap. Une mélodie pourrave. Tant pis, je zappe. 6ème chanson. J’aime bien l’intro, même si elle me rappelle un jeu vidéo sur playstation où il fallait associer des riffs de musique pour faire une mélodie. Allez, je la laisse jusqu’au bout celle là. Ha en fait non, je ne vais pas la laisser jusqu’au bout. Ca va pas être possible. Bon la septième fait 1m34s, je passe. 8ème chanson : “waiting for the end” … tiens c’est curieux il lit dans mes pensées l’album. Bon, c’est mauvais encore. 9ème chanson, intro qui m’accroche, qui me fait penser à “deeper underground” de Jamiroquai, jusqu’au moment où y’a un synthé dégueu qui apparait. Bon vas y, je vais laisser un peu, peut être que le synthé ne va pas durer. Ha ben non, il dure pas, mais le chanteur il hurle et c’est super moche, on dirait qu’il vomit dans son micro. Prends un smecta mon gars, ça ira mieux.
OOOh ouuups, mon doigt a glissé sur la chanson 10. Et là, je me dis, curieux comme la musique peut parfois être ennuyeuse … 11ème chanson, 1m34s, MArtin Luther King, un piano qui joue une petite mélodie derrière. La 12, on attend que ça explose, qu’il se passe un truc. Ha, on sent que ça vient au bout de 3 minutes. Une batterie, des choeurs et un riff de guitare. Ha c’est peut être celle qui passe le mieux. Faut juste attendre 3 minutes quoi. Chanson 13, 1m23s, franchement, je me dis bonjour l’arnaque. Cette fois ci, ils ont testé le mode robot sur leur console de mixage. Yeah. 14ème chanson (on arrive au bout les gars, faut tenir, faut tenir). Oh la vache, c’est de la tecktonik. Nan mais là, nan quoi, je dis non, c’est quoi ce truc de vouloir mettre de l’electro partout, surtout pour que ça fasse moche !! Bon, faut savoir que la 14ème chanson, c’est le premier single de l’album. Clubbers, préparez votre gel, vous allez pouvoir vous faire plaisir. Enfin, dernière chanson, une balade sympa en acoustique. Sympa sans plus.
Bon, je pense que vous l’aurez compris, je n’aime pas. Après quelques recherches sur le net, j’ai constaté que Linkin Park avait annoncé qu’ils feraient un album que personne n’attend. Effectivement, personne ne s’attendait à ça. Ils ont tenté de se renouveler, en faisant une sorte de musique expérimentale, je n’accroche pas du tout. Les paroles sont parait il très engagées, cela dit, vu que je supporte pas la musique, j’ai du mal à me concentrer sur les paroles. Bref, un Linkin Park qui ne ressemble pas à du Linkin Park, décevant est le mot.
Passons à mon chouchou, Serj Tankian. Cette fois ci, j’appréhende moins de lancer les chansons, après tout, je reste persuadée qu’il restera dans la veine rock métal. Quelle naïve je fus … un album qui sonne très différemment. Je vais éviter l’écoute titres par titres pour cet album, je vais juste vous dire que c’est un album déroutant, mais dans lequel on retrouve tout de même la folie de Serj. De toutes façons, lui, rien que d’entendre sa voix, je fonds ! Plus sérieusement, quelques titres sont bien énervés, comme Left of Center, d’autres sont au contraire tout en douceur, notamment gate 21 (titre qui apparaissait déjà sur l’album symphonique comme une chanson inédite). C’est un album étrange mais que j’aime déjà, tant il est mélodique. Il ne fait aucun doute que je dépenserai mes petits sous pour l’acheter (ou que je le demanderai à papa noel ce qui serait plus raisonnable vu l’état de mes finances). Une surprise plutôt bonne donc pour cet album, même si certains puristes de métal vont cracher dessus. Et je ne les blâmerais pas, ce n’est pas du métal que l’on a dans les oreilles en écoutant Serj. C’est un OVNI musical.
Voilà, deux classiques, deux surprises, l’une bonne, l’autre mauvaise … je n’ai plus qu’une chose à dire : à vos oreilles !